Revenante 

Voilà bientôt plus de deux que je n’ai plus écrit sur ce blog qui, de toute façon n’a jamais servi à grand chose vu que je n’ai jamais été au bout des articles que je voulais écrire… 

Mais me revoilà au Japon (pour un échange universitaire que je vais bientôt terminer d’ailleurs), et après avoir lu quelques blogs francophones sur le Japon, l’envie m’est venue de revenir ici. Je n’ai pas grand chose à raconter, mon expérience ici n’a pas été des plus passionnantes, mais tellement de choses me sont passées par la tête, ça me ferait peut-être du bien d’en parler à l’écrit. 

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Lever de soleil à Beppu (別府の日の出)

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Je n’ai encore jamais eu l’occasion de vraiment visiter Beppu (別府). C’est une vieille ville touristique, dont le seul intérêt à mes yeux, c’est ses fameux onsens, et à la limite les love hotel (hôtels de passage où des couples se retrouvent pour une trentaine de minutes, quelques heures où la nuit) qui pullulent dans la ville. Beppu est en tout cas beaucoup plus connue et plus internationale qu’Oita !

Mardi soir, je suis partie faire un tour en voiture avec un ami histoire de se changer les idées, et alors qu’on était censés rester quelques heures, on a fini par passer la nuit dehors, jusqu’au lever du soleil.. le lendemain  a été difficile, mais ça valait la peine ! Beppu est jolie vue d’en haut 🙂

Quelques idées sur le féminisme

Hier, j’ai reposté un article du Time proposant « dix vidéos YouTube qui vous changeront », et j’aimerais m’attarder un peu là-dessus, parce que certains sujets me font pas mal réfléchir, surtout la question des mouvements féministes dans notre société. Je n’ai pas encore eu l’occasion de regarder tous les discours proposés (il y en a bien pour plusieurs heures de visionnage), mais je me suis déjà arrêtée sur trois vidéos: Le pouvoir des introvertis, par Susan Cain, Des statistiques qui remodèleront votre vision du monde, par le Suédois Hans Rosling, et enfin Pourquoi nous avons trop peu de femmes leaders, par Sheryl Sandberg (COO de Facebook).

Etant moi-même une introvertie, j’ai bien entendue été marquée par le discours de Susan Cain. Je n’ai pas grand chose à dire – l’éducation que j’ai reçue privilégiait autant le travail de groupe que le travail individuel, et je suis de toute façon du genre à m’isoler de temps à autre (voyages solitaires, moments seules où je peux écouter de la musique, etc). J’ai seulement trouvé plaisant l’idée que des introvertis puissent être de meilleurs leaders que des extravertis, puisqu’on a tendance à rester un peu en retrait au profit des idées des autres, comme elle pourrait le dire, mais j’y vois surtout des conséquences négatives: les introvertis risquent de se faire étouffer, écraser trop fortement par rapport à ceux qui ont une forte personnalité.

Le cours de Hans Rosling est aussi impressionnant ; on ne s’imagine pas combien notre vision du monde peut être faussée par des pré-conceptions, des généralisations. Et je me rends surtout compte que je dois grandement revisiter ma façon de m’informer…

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Viens enfin le discours de Sheryl Sandberg, COO de Facebook, sur le peu de femmes leaders dans nos sociétés, ou les femmes dans le monde du travail en général. J’ai trouvé ses propos un peu superficiels – elle ne parle pas vraiment de combien le monde du travail pourrait bénéficier de plus de femmes dans des positions de leaders par exemple. Mais j’ai bien aimé son propos général : il ne s’agit pas, comme certains mouvements féministes ont tendance à le faire, d’imposer aux femmes de s’intégrer dans le monde du travail, parfois au mépris de la famille, en méprisant par exemple les femmes qui choisissent de rester « femme au foyer », mais elle prône plutôt une égalité des chances. En bref, son discours ne s’adresse pas seulement aux femmes, mais aussi aux hommes qui devraient également bénéficier de relations plus égalitaires. Cela se résume sur une de ses dernières affirmations :

Ma génération n’obtiendra pas plus de femmes dans les positions au top, nous ne bougeons pas assez (…) Mais j’ai l’espoir que les générations futures y parviendront. Je pense qu’un monde où la moitié de notre pays et la moitié de nos entreprises étaient dirigées par des femmes serait un meilleur monde. (…) Je voudrais avoir un fils qui aie le choix de contribuer complètement dans le monde du travail ou à la maison, et je voudrais que ma fille aie le choix non seulement de réussir, mais également d’être appréciée pour ses réussites.

A mon sens, les mouvements féministes ne devraient pas se limiter à améliorer les conditions des femmes, mais s’engager à établir des relations égales hommes/femmes en leur garantissant des opportunités égales, la liberté de choisir quelle voie l’on voudrait suivre, quel que soit notre sexe. Et cela va dans les deux sens : il ne s’agit pas seulement de permettre aux femmes de pouvoir s’épanouir dans le monde du travail, ou  garantir un même salaire autant pour les femmes que les hommes, mais aussi laisser la liberté aux hommes de choisir de s’investir dans la vie de famille plutôt que dans le monde du travail.

Pour y parvenir, un million de mesures ne suffiraient pas à faire bouger les choses, mais c’est bien sûr le regard que l’on porte sur les genres et le rôle de chacun dans la société qui doit évoluer, et ce n’est pas une mince affaire. Parce que le vrai problème, c’est que non seulement peu de femmes ont assez confiance en elle pour se mettre en avant, comme Sheryl Sandberg le souligne dans son discours, mais en plus elles sont fortement handicapées par le regard porté par les autres. Une femme voulant réussir dans le monde du travail est vite mal vue, est critiquée, n’est pas appréciée pour ses réussites. C’est vrai dans l’autre sens également : un homme choisissant de privilégier sa vie de famille sur sa carrière, ou assumant des tâches traditionnellement attribuées aux femmes, sont facilement mis à l’écart, voire méprisés.

Mais le regard qui doit également changer, à mon sens, est celui porté sur les femmes décidant se consacrer à la vie de famille. Avec tous les mouvements féministes de nos sociétés occidentales, les femmes choisissant d’abandonner une carrière pour s’occuper des enfants, du foyer (qui est un travail lourd en soi), sont désormais méprisées par les « féministes ». Je le sais bien pour en avoir fait partie. Ma grand-mère a toujours sous-entendu dans ses propos qu’une femme (autant qu’un homme, d’ailleurs) avait plus ou moins raté sa vie si elle n’avait pas poursuit une brillante carrière. Ma mère, qui après avoir gérer un travail en tant que médecin et trois enfants, a choisi d’arrêter de travailler après la naissance de ma petite sœur, quatrième enfant, a toujours exprimé un certain regret d’avoir dû abandonner le monde du travail pour s’occuper de nous. Je lui en ai toujours voulu, en un sens, et c’est en partie à cause/grâce à elle que j’accorde tant d’importance à m’engager dans une carrière à l’avenir – hors de question de devenir une femme au foyer pleine de regrets !

 

« Des études ont montré que des foyers au sein desquels le coupe avait des salaires  et  responsabilités égaux ont aussi la moitié du taux de divorce. (…) et ils se connaissent mieux de façon « biblique »… »

Lorsque je suis arrivée au Japon également, j’ai d’abord naturellement méprisé toutes ces femmes qui ne désirent qu’une chose : se trouver un mari assez riche pour pouvoir les entretenir, faire des enfants, et vivre une vie paisible de femme de foyer (ne l’empêchant pas, tout de même, d’aller voir ailleurs, la vie éreintante d’employé de leur mari limitant leurs relations intimes). Je trouvais trop facile de n’avoir d’autres but que de se créer une famille, et critiquait leur manque d’ambition. Je voyais également cette façon de penser comme rabaissant envers les femmes : c’était pour moi comme si les femmes étaient juste bonnes à rester à la maison et cuisiner pour leurs enfants et époux. Pour moi, les femmes japonaises étaient esclaves de leur famille.

Vous l’aurez compris de par mon utilisation du passé, mon regard sur les relations homme/femme dans la société japonaise a quelque peu évolué après avoir passé quelques mois ici. Bien sûre, il est toujours difficile pour une femme japonaise de s’imposer dans le monde du travail (en particulier dans le monde politique), même si la situation a quelque peu évolué. Mais je me rends compte en fait que toutes ces femmes ayant choisi la vie de foyer sont en fait privilégiée au Japon, et que ce sont en fait plutôt les hommes qui souffrent de ce phénomène. En effet, une femme est libre de rater une carrière – un homme n’a pas d’autre choix que de réussir sa carrière, de porter les responsabilités (du point de vue économique – ramener l’argent à la maison -, dans la sphère publique – c’est plutôt l’homme qui va voter, s’investit dans les problèmes politiques), de travailler de 8 heures du matin à 23 heures du soir, parfois plus tard…

Pour adopter un autre point de vue, au Japon, il ne s’agit pas d’obtenir des responsabilités et des rôles égaux dans la société, mais de se partager ceux-ci.

Et c’est peut-être pas plus mal. De nos jours, par exemple, une femme doit poursuivre une brillante carrière, éduquer ses enfants, s’occuper des tâches ménagères, tout cela en s’épanouissant en tant que femme. Et gérer tout cela en même temps relève parfois de l’impossible.

Bien sûre, je ne pense pas que ce genre de relations soit la bonne (je reste persuadée, par exemple, que pour que moi, personnellement, je devienne heureuse, je dois pouvoir également m’épanouir indépendamment du foyer, via un travail par exemple), j’estime juste qu’il s’agit d’une alternative qui n’est pas à négliger, ni mépriser. Et que quand je dis que je suis « féministe » (ou peut-être devrais-je dire « humaniste »), c’est dans le sens que, quel que soit notre, on est les mêmes opportunités, qu’on puisse faire les mêmes choix, des choix qui s’accordent le mieux avec notre personnalité, nos ambitions. Je souhaiterais vivre dans une société où mon compagnon n’aie pas à subir seule toutes les responsabilités du monde du travail, mais que l’on puisse se partager celles-ci (dans les deux sens).

Ce ne sera pas possible au Japon d’ici peu, mais peut-être que cela se réalisera en Europe dans quelques années…

 

Blog

coucher de soleil oita

C’est fou comme le temps passe vite ; on est déjà le 10 juillet, et il me reste moins de deux mois au Japon. La fin du séjour se fait ressentir : la soirée d’adieu pour les étudiants étrangers à déjà lieu la semaine prochaine, j’ai déjà dû remplir les formalités pour mon départ (billet d’avion, dortoir universitaire) et mes examens finaux sont déjà pour dans deux semaines.

J’ai encore énormément de choses à faire ou que je voudrais faire. Le plus important : ma thèse. J’ai beaucoup avancé dessus, surtout grâce à Nanri, mon professeur et adviseur sans qui je n’en mènerais pas large. Grâce à son aide, je vois déjà beaucoup plus clair et pour la premiere fois depuis que j’ai commencé a réfléchir sur cette thèse, j’ai le sentiment que je parviendrai à l’écrire jusqu’au bout. J’ai pas l’impression que ce j’écris soit très intéressant mais peu importe, ce qui compte, c’est que j’écrive un truc en japonais.

Pour la premiere aussi, je ne suis plus tout à fait horripilée à l’idée de devoir écrire un mémoire pour mon master. J’ai même quelques idées de sujet sur lequel je pourrais faire mes recherches… D’ailleurs, il n’y a encore rien de concret pour l’instant, mais je commence très sérieusement à songer à faire un master dans une université japonaise. En effet, afin de me construire un CV solide, mais aussi pour des raisons personnelles, je me dis que ce serait pas mal de poursuivre mes études au Japon, même dans une petite université (surtout si c’est moi qui doit financer – je ne suis pas encore prête a payer les 17000 euros que demandent des universités privées comme Sofia ou Waseda ^^). Je me suis déjà un peu informée, et si d’ici janvier-février de l’année prochaine je suis parvenue a créer un véritable projet de recherche mais aussi un projet professionnel, je foncerai ! Il faut juste que j’obtienne ma licence… Tout ça pour dire que je réfléchis pas mal à ce que je ferai dans les prochaines années, aux niveaux des études mais aussi dans ma vie personnelle. Il y a quelques mois, j’étais dans l’idée de vivre au Japon, ne serait-ce que pour quelques années, mais, maintenant que tout cela devient sérieux et qu’on m’a exposée à l’idée d’y vivre à long terme, je n’en suis plus aussi certaine. J’aime beaucoup ce pays, et je pense que cela ne me poserait pas d’énorme problème d’y faire ma vie, mais ce n’est pas aussi évident lorsque je pense à toutes les choses que je devrais abandonner et les concessions que je devrais faire pour pouvoir emménager pour de vrai au Japon. Cela m’a surtout frappé dans un cours auquel j’assiste sur l’Union européenne. Le professeur, anglais qui habite au Japon depuis une dizaine d’années maintenant, nous racontait comment il avait perdu son droit de vote en Angleterre apres avoir quitté son pays depuis cinq ans. Et c’est vraiment con, mais l’idée de perdre un jour mon statut de citoyenne belge, voire européenne, si j’en venais a vivre a l’étranger pendant plusieurs années m’effraie vraiment. C’est comme si une part de mon identité me serait enlevée… Et je ne suis pas certaine de pouvoir la remplacer par une autre ; il est par exemple très difficile d’obtenir un droit de citoyenneté au Japon, par exemple.

Enfin, j’en suis pas encore là, mais je pense que c’est important de prendre ce genre de choses en considération. Pour moi, il est important de faire partie activement de la société dans laquelle j’habite, et cela passe notamment par un droit de vote. Aussi, peu importe le pays dans lequel je me trouve ou me trouverai à l’avenir, je resterai toujours une européenne, et j’aimerais pouvoir participer d’une manière ou d’une autre a l’évolution de mon pays, d’origine, même si je n’en fais plus partie physiquement…

Bref, sinon, à part ca, j’ai bientôt tous les examens qui vont me tomber dessus et je n’en mène pas large à ce niveau-la. J’ai aussi six dissertations a écrire en japonais… Ca s’annonce difficile. Surtout que l’été a commencé (d’ailleurs, je m’abstiendrai de tout commentaire sur le temps, c’est déjà assez difficile à supporter comme ça) pour l’instant je pense plus à ce que je vais faire quand l’université sera terminée qu’à étudier. Je ne pourrai probablement pas tout faire, mais j’ai plein de projets : on voulait faire un camping avec tout le monde à Miyazaki, et j’aurais voulu en profiter pour faire un tour aux gorges de Takahicho, qui ont l’air superbes (Maa-kun a aussi l’air emballé). Après, j’aurai voulu passer une petite semaine à Yakushima, ile au sud de Kagoshima, qui a aussi l’air superbe. Pour Yakushima, ca a l’air de se concrétiser avec Maa-kun – il a aussi super envie d’y aller, donc hier on a décidé de quand on pourrait y aller et comment. Yu viendrait aussi peut-être avec nous, mais il ne sait pas encore s’il pourra venir ou pas. Ce serait sympa si on pouvait à nouveau se faire un petit trip à trois ^^

 

Lever de soleil à Yufuin

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J’ai encore plein plein d’articles ou en cours d’écriture, mais aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de ce que j’ai fait cette nuit/ce matin…

D’abord, ce week-end, on célèbre à Oita le Nagahama festival (de vendredi à aujourd’hui- dimanche). J’ai donc rejoint Haruka, une copine japonaise et Salomé en ville et on a fait un tour là-bas.

Le Nagahama festival (長浜祭り) a lieu début juillet et est l’un des premiers événements de l’été à Oita. Il est célèbré au sanctuaire fr Nagahama, un peu en dehors du centre ville, et est apparemment connu pour ses marchants de produits artisanaux (mitate zaiku) et ses omika-mochi, des gâteaux de riz enroulés autour de branches d’oleaceae. Ce que je sais surtout, c’est que le sanctuaire est dédié à une déesse, et que la légende veut qu’il faille éviter d’y aller en couple. En effet, la déesse devient jalouse lorsqu’elle voit un couple et, sous la colère de celle-ci, les amoureux finissent par se séparer…

Concrètement, le festival ressemblait à quoi ? Les ruelles aux alentours du sanctuaire était remplies de petites stands, de nourriture principalement (les japonais et leur passion pour la bouffe…(-.-)

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A part quelques stands un peu plus originaux, c’était pratiquement que des yaki-machins….

Dans le sanctuaire, beaucoup de japonais venaient  »prier » et des performances japonaises traditionnelles étaient jouées sur scène.

A notre arrivée, un groupe de jazz jouait devant une vieille échoppe toute mignonne. C’était vraiment sympa. (⌒▽⌒)

Et puis l’événement principal du festival : les hommes devaient ramener une sorte de relique au centre du sanctuaire. Ils étaient une bonne vingtaine, l’air bien saoûl, à porter une relique qui avait l’air de peser une tonne… Je ne suis pas vraiment familière de ce genre d’événement, donc je ne peux pas vraiment mieux vous expliquez… mais en gros, ça ressemblait à ça :

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Un vrai bordel ! Limite dangereux ; j’ai failli me faire écraser xD
Et ils étaient suivi par d’autres petits groupes jouant de la musique tradi :

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Salomé, Haruka et moi :

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Le festival se terminait vers 22h, donc je suis tout doucement rentrée chez moi ; je voulais être en forme pour pouvoir bien bosser aujourd’hui (ce qui est bien raté).
En chemin, je regardais le ciel étoilé et j’ai vu une trop belle étoile filante !! J’en avais jamais vu une aussi clairement ; grosse et lumineuse, presque comme un dessin ! J’ai presque eu le temps de formuler clairement un vœux (^-^)V

Et puis comme le ciel était beau ce soir, un pote m’a proposé vers une heure du matin d’aller voir les étoiles, vu qu’il connaissait un beau spot. Je pensais que ce serait un endroit près d’Oita, mais au final, il m’a emmené aux alentours du mont Kuju  (九重山), à presque deux heures d’Oita ! Le temps qu’on arrive il était déjà trois heures du matin passé… Sauf que, s’il faisait un temps beau et clair à Oita, au Kuju, il faisait nuageux et froid à cause du vent fort… impossible de voir la moindre étoile !!

Comme on voulait pas repartir comme ça – ça aurait été dommage d’avoir fait toute cette route pour rien – on s’est dit qu’on irait voir un des spots où l’on peut encore voir des lucioles. J’avais lu sur un site qu’il y avait encore moyen d’en voir au Kuju et à Yufuin, où on a décidé d’aller, puisque c’était sur le chemin du retour. Sauf qu’on (enfin, surtout mon pote, moi je servais un peu à rien) a trop galéré pour trouver l’endroit indiqué sur le site, même avec gps… et le temps qu’on ne s’en approche ne serait-ce qu’un peu, il était cinq heure du matin et déjà jour…

On est alors allé voir le lever de soleil au lac Kinriko. C’était très joli – des belles couleurs – et très agréable, comme il n’y avait encore personne. (*^▽^*)

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Au final, je n’aurai vu ni étoiles ni luciole, mais c’était sympa de faire une petite escapade juste à deux 🙂